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Négatif, diapositives ou numérique ?

Du tirage au classement, les incidences sont à considérer avec soin.

Je préfère encore travailler avec des diapositives car je suis habitué à juger de leur rendu sur table lumineuse. Un film négatif nécessite un tirage, plus laborieux à trier, même en planche contact, et surtout la qualité du tirage peut varier selon le labo. Le tirage issu d’un négatif n’est donc pas forcément une référence pour juger la qualité de sa photo, surtout auprès du photograveur qui ne saura pas sur quelle base s’appuyer pour corriger sa photogravure. En numérique, la question ne se pose pas. Le numérique est incontournable. Il permet de visionner immédiatement son travail, il offre de grandes possibilités à la prise de vue, notamment en basse lumière, il réduit le stockage des images en voyage. L’intérêt de pouvoir envoyer tout de suite les images ne m’intéresse guère car je ne travaille jamais dans l’urgence ni dans l’actualité. En revanche, il faut vous limiter face aux possibilités du numérique sinon vous allez vous perdre et perdre votre âme ! En effet, si vous retravaillez trop vos images, elles perdront de leur crédibilité dans le marché que vous visez. On vous reconnaîtra peut-être plus comme infographiste que comme photographe.

Avec les innombrables possibilités du numérique, il vous faut encore plus de rigueur personnelle pour développer votre regard et affirmer votre personnalité.
Méfiez-vous de l’archivage en numérique, essentiel pour retrouver facilement vos images et les visualiser. Il y a systématiquement un gros travail de classement et de mots clefs à définir qui requiert beaucoup de rigueur pour ne pas se perdre dans toutes ses images archivées. Avec des diapos, l’archivage par feuille translucide de 20 dias est simple et permet de visualiser rapidement ses images.

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